28 mai 2006
La Véritable Histoire du Petit Chaperon Rouge
Il y a un demi millénaire, dans les contrés populaires européennes (et probablement ailleurs), on s’emmerdait grave. Il n’y avait ni télévision, ni radio, ni ordinateur Compaq Presario avec processeur Intel Celeron pouvant surfer sur l’Internet avec un débit de 20 Mega pour seulement 27,99€ par mois. Les seuls livres existants étant en latin et étaient réservés à une élite qui n’avait d’élitiste que son sang. Du coup, on divertissait la marmaille comme on pouvait.
Dessin d'époque d'une balançoire d'époque
"Handicapés ou pas les enfants?"
Imaginez un soleil couchant et le feu éclairant de plus en plus la place de votre village.
Imaginez les guenilles sales empestant l’atmosphère.
Et imaginez en face de vous un conteur.
"Trop divertissant, ce compteur!"
A l’époque, ce que nous appelons contes de fées étaient des histoires initiatiques ayant pour but d’effrayer les bambins et de les éduquer de manière générale (y’avait même de l’éducation sexuelle : passer la bague au doigt, ça a une connotation !). Ainsi, le petit chaperon rouge se faisait bouffer parce qu’il a parlé à un inconnu, la belle au bois dormant se faisait violer par le prince et ne se réveilla qu’en accouchant dans la douleur parce qu’elle a bravé un interdit et Hansel et Gretel se faisaient bouffer parce qu’ils avaient accepté une friandise d’une vieille inconnue sale.
Dans les années 1600, de nombreux « écrivains » ont décidé de reprendre ces contes et d’en adoucir la fin pour rajouter une notion jusque là inconnue dans ces contes : le pardon (dû à l’indulgence parce que bon, les marmots peuvent faire des erreurs). C’est à partir de ce moment-là qu’on ose parler de contes de fées.
Depuis quelques années, la
littérature enfantine revient à la mode. Entre un Harry Potter sucé jusqu’à la mœlle
et des recueils de conte réédités à foison, nos chères têtes blondes ne savent
pas où donner de la tête. Surfant sur cette vague, Shref fait un carton au
box-office, les frères Grimm, un bide et
La Véritable Histoire
du Petit Chaperon Rouge reçoit un accueil plus que mitigé. A trop vouloir vendre, on oublie les vraies valeurs ! Tout se perd ma p’tite dame !
L’histoire débute là où le conte
s’arrête. Qui ne connaît pas cette scène clôturant l’histoire du petit chaperon
rouge (dans sa version la plus soft, dirons-nous) ? Le petit Chaperon
Rouge tire la bobinette pour faire cherre la chevillette et remarque que sa
grand-mère a quelque chose d’étrange. Elle a grandi de partout : des yeux,
des mains, etc… La fausse grand-mère s’impatiente :
« Lorsque tu auras fini de me traiter de grosse, on passera aux choses sérieuses ! »
Et là, tout s’accélère ! Le Chaperon Rouge remarque que c’est le loup et se prépare à lui décocher un super coup de pied aérien quand soudain le placard s’ouvre et la vraie grand-mère, ligotée, en sort. Et, cerise sur le gâteau, un bûcheron tyrolien casse la fenêtre et pourfend l’air avec sa hache, ce qui déclenche une hystérie collective.
Le début est plutôt speed, drôle et rend un délicieux hommage à cette grande tradition orale. Après, tout bascule pour notre plus grand déplaisir. Les voitures de flic arrivent et nos trois compères se font embarquer pour se retrouver mêlés à une sombre histoire de vol de recettes (de cuisine hein !)… Et c’est là qu’on se sent floué sur le produit (car il s’agit d’un pur produit commercial à visée marketing et non d’un film). Tour à tour, le chaperon rouge, le loup et la grand-mère donneront leur version de l’histoire et ce, durant trois quarts d’heure. L’histoire, la véritable, débutera après cette première partie totalement loufoque, décalée mais sans intérêt car les vannes sont éludées et largement répétitives.
Les personnages, hauts en couleur, ont pourtant une voix qui leur colle bien. Maureen Dor, Michel Leeb et Dominique Lavanant (campant respectivement Rouge le chaperon, le loup et la grand-mère) ont pourtant une voix agréable à l’oreille qui colle au divertissement pour enfants. Le problème vient du fait que les personnages, hormis la grand-mère, n’ont aucune psychologie même minimaliste. On se retrouve avec des caractères incongrus qui auraient pu être drôles mais qui sombrent dans le ridicule à cause de ce manque de profondeur. Nous avons un chaperon qui tient ses pouvoirs magique de coup de pied volant dans sa cape qui aimerait voyager mais se retrouve cantonner à livrer des colis pour sa grand-mère. Nous avons également un loup reporter qui enquête sur ce vol de recettes mais qui se révèle être un incapable. Les scénaristes ont tout mis dans la grand-mère en fait et ils faut leur accorder : la manière avec laquelle ils ont bourré la grand-mère est jouissive (j’en reviens pas de ce que je viens de dire !). Nous nous retrouvons avec une grand-mère totalement loufoque en pleine crise de la soixantaine s’adonnant en catimini à des sports extrêmes. Bref, c’est elle et elle seule qui sauve le film !
"Elle vous fait pas penser à quelqu'un?"
Apparemment, il s’agirait d’un film petit budget (j’en sais rien en fait mais bon, c’est ce que j’ai lu ici et là). Je n’ai rien à redire sur l’animation qui fleure plus le bon petit dessin animé traditionnel, honnête et ne souhaitant pas en mettre plein les yeux que le gros spectacle pour en mettre plein la gueule. Les personnages évoluent logiquement dans un univers logique : l’eau mouille et le rendu, bien que modeste, est bel et bien là. Aucune imperfection n’est à noter dans le montage.
Le majeur problème vient de l’ajout de chansons. Je me pose une question fondamentale : pourquoi depuis Disney, semble t’on vouloir à tout prix ajouter des chansons débiles dans les dessins animés ? (le rêve bleu mis à part !). J’veux dire, bon, c’est un dessin animé pas un clip ! Les musiques et les chansons forment un brouhaha étonnant et totalement injustifié. Elles arrivent de manière inattendue et plutôt que de chatouiller notre organe auditif, elles se livrent à un massacre en règle du film, de nos tympans et de notre patience.
Et oui, arriver au bout du film est une épreuve de grande prouesse ! La première partie est risible, inutile et totalement brouillonne. Et la deuxième se résume juste à l’arrestation du véritable méchant de l’histoire. Car oui, ce film joue timidement sur les faux semblants ! Vous apprendrez que le loup n’était pas là pour bouffer le chaperon, que le bûcheron n’était pas là pour les aider et même que la grand-mère n’a pas été ligotée par le loup ! Vous apprendrez également que le méchant n’est vraiment pas celui qu’on croit… Mais ce jeu sur les vraisemblances ne vous rappelle t’il pas quelque chose ?
Et oui ! Shrek bien sûr !
La thématique principale et l’environnement ont été volés à Shrek. Bon, ça
aurait pu être un film sympa quand même hein, après tout, on s’inspire de ce qu’on
veut mais le problème avec
la Véritable
Histoire
de…, c’est qu’ils copient mais très mal ! Là où le gros ogre au cœur d’or convainc de sa bonne foi, le loup n’arrive pas à se montrer sympathique et frustre le spectateur ! Il essaie d’être drôle, de se montrer gentil avec ses lunettes et de se faire passer pour un caniche qui a oublié d’être passé chez le barbier mais rien à faire ! Ce n’est pas crédible une seconde ! De plus, dans la première partie du film, il a tout fait pour qu’on le croit méchant qu’au final ce revirement de situation (arrivant au bout de vingt minutes, j’vous rassure !) s’avère être un pétard mouillé qui a été amorcé par un mensonge !
"Personne ne peut me remplacer!"
Les références au conte de fée
sont peut nombreuses : ce qui fait de ce film un plagiat peu assumé !
Et oui, car la force de Shrek ne réside pas dans son histoire à l’eau de rose
mais bel est bien aux références ! En prenant les grandes lignes et en
dépouillant l’environnement de toute sa texture,
la Véritable
Histoire
du Petit Chaperon Rouge se montre bâclée, insipide et ce jeu sur les vraisemblances ne passionne pas ! De plus, le twist final est hilarant tellement il est stupide et inattendu ! Aucun indice ne nous avait laissés entrevoir ça, on se retrouve face à un nouveau mensonge.
Là où Shrek voire même Aladin avait été conçu pour plaire aux petits (par l’histoire niaise) et aux grands (par les allusions graveleuses bien cachées), le petit Chaperon Rouge hésite sur quel pied danser ! En effet, les adultes se sentiront trop âgés pour cette connerie et les petits nenfants ne comprendront rien à l’histoire brouillonne… Bref, ce film bien que beau et pourvu de bonnes intentions ne passionne pas les foules tellement il est vidé de substance, ne se contentant que du minimum syndical !
"Excuse moi mais, faut vraiment que tu penses à mettres des images en rapport au film!"
27 mai 2006
American Gothic
Parfois, il m’arrive de regarder des films par erreur. En règle générale, il y a un contexte bien précis. Je suis devant mon écran de PC, je regarde un film russe ou polonais dans lequel des bimbos blondes de vingt ans aussi poilues qu’Emmanuel Chain cherchent à se réchauffer de l’hiver sibérien. Dans ce cas de figure, je dis d’un ton sincère que le film était sur le PC et que bon, vu que je suis curieux de nature, j’ai décidé de m’y attarder un peu en toute bonne foi… Cela marche moyen quand mon interlocuteur remarque que j’ai la queue dans la main.

Cessez les essais cosmétiques sur les animaux!
Cette fois-ci, le contexte était différent. J'avais confondu American Psycho, ce film merveilleux avec Kevin Bacon et American Gothic, ce film merveilleux avec une bande d'inconnus. Avouez que n'importe qui de normalement constitué aurait fait l'erreur. Du coup, au lieu de mater un chef d'oeuvre du cinéma, je me suis retrouvé avec un navet du début des années 90… Avant de commencer toute chose, il est important de vous montrer d’où vient le titre de ce film. American Gothic est en fait le titre d’un tableau extrêmement connu et terriblement effrayant.

"Mon Dieu docteur Green! Pourquoi m'avoir caché votre cancer des cheveux?"
American Gothic commence de manière très originale. Nous sommes plongés dans l’action très rapidement. En fait, six amis (trois mecs et trois nanas) partent faire un tour en hydravion et tombent en panne d’essence. Ils atterrissent sur une île peuplée d’un couple de vieux se croyant dans les années 50 qui ont pour enfant trois autres vieux de 40 à 50 ans croyant avoir douze ans… Ce scénario en lui-même suffit d’élever ce film en nanar incontestable… Et ce n’est pas tout ! Car les réalisateurs (je ne connais ni leur nom, ni celui des acteurs : je n’ai d’ailleurs pu retrouver aucune photo de ce film… sûrement censuré par le FBI) ont donné un semblant de psychologie respirant le pathétisme à l’ensemble des personnages.
"Faut vraiment que t'arrêtes la chimio!" (pas moyen de centrer la photo: sorry).
Parlons rapidement du caractère des six personnages. NOus avons une bimbo blonde fumant clope sur clope, une autre lui rappelant que fumer, c'est mal et une dernière traumatisée depuis des années qui avait même dû être interné à l'époque... Mais pourquoi donc a t'elle été interné? Celà nous est délivré petit à petit par des bouts de flashbacks durant la première demi-heure... Attention, je vais spolier... En fait, un jour, la blonde (qui est le personnage principal) lavait son bébé pis le téléphone a sonné et la soupe qui cuisait a bouilli et s'est répandu. Alors, elle monte dans la salle de bains et hurle... On imagine donc que le bébé s'est noyé à cause de la soupe! Les mecs de la bande ne sont pas mieux. Il y en a un qu'on voit dix minutes et qu'on retrouve une hache dans la tête à la fin du film, un autre qui meurt au bout d'une demi-heure et un dernier qui meurt peu aprés... Les nanas se retrouvent donc aux prises des psychopathes, seules durant les deyx tiers du film! C'est donc un teen-movie pour ados attardés en manque de sensations fortes... Dieu merci en 1990, j'avais quatre ans.
"Tu trouves pas que ça devient redondant?" "Ta gueule et tiens le panneau!".
Les autochtones de l'île ont également leur caractère bien trempé. La mère tricote, le père dit que notre de bande de potes sont envoyés par le malin, la grosse gogol berce un bébé momifié qu'elle a eu avec son frère gogol et le dernier frère gogol viole les cadavres... Bref, c'est une orgie spectaculaire qui aurait pu être glauque et hilarante à souhait. Pourtant, ce film qui a trés mal vieilli tient trés mal la route... La meuf traumatisé par sa soupe en fait des caisses quand elle pète les plombs, la musique lourde et semblable au bruit que ferait une batterie de casseroles couvre trop les couinements de nos héroïnes apeurées et bon, tout l'monde en fait des caisses et on tombe rapidement dans une caricature danoise de trés mauvais goût."On est d'accord! marre des caricatures!"
La deuxième partie du film est absolument risible et voit sa fin arriver telle une perruque dans le potage. Comment une meuf traumatisée par de la soupe peut-elle décider de rejoindre cette bande de tarés et, pourquoi, de manière abrupte et inconvenue, décide t'elle de se rebeller contre sa famille d'adoption cinq minutes avant la fin? Pour boucler le film? Remarque, j'fais pareil ici pour boucler cette critique! Désolé pour les photos hein.
14 mai 2006
Flight Plan
Le 9 Novembre 2005, sort un film grandiose en France. Ce film, signé Robert Schwenke – à qui je prédis un grand avenir de réalisateur de films cultes – relate une histoire sans queue ni tête perdant le spectateur dans les tourbillons de la folie de l’actrice principale qui n’est autre que Jodie Foster. Cassant son image de mère dépressive et paranoïaque, elle incarne ici Kyle Pratt, une mère de famille prenant l’avion de Berlin à New-York avec sa fille de onze ans et le cadavre de son mari de trente-cinq ans. Jusqu’ici, cela semble être un voyage familial routinier avec un humour fleurant le bon pathétique mais hélas, un drame vient perturber cette joyeuse randonnée. Sa fille disparaît dans l’avion et, selon la totalité des passagers et de l’équipage, sa fille n’aurait jamais pris l’avion. Folie ? Film qui se passe dans la tête de l’héroïne principale ? Ou complot vaseux contre Kyle Pratt organisé par une hôtesse et un flic véreux afin de détourner l’avion et, par la suite, de détourner une somme d’argent en faisant passer cette femme pour une terroriste ? Les hypothèses se bousculent à l’intérieur de l’esprit du spectateur tel un tourbillon de Brise Touch’fresh au dessus de votre bidet.

"Comment ça, j'souris pas assez?"
Avant d’évoquer toutes les pistes et fausses pistes de ce film grandiose, parlons brièvement de la prestation de l’actrice principale, coqueluche des ménagères de trente ans élevant seul un enfant et des vieux porcs en manque de libido. Après avoir affronté l’un des serial killer le plus effrayant du cinéma, Clarice Starling a enfin trouvé sa voie : elle jouera des mères de famille névrosés ou ne jouera pas ! C’est ainsi qu’on se retrouvera plus tard avec une héroïne de Panic Room dopée au pathétisme et au surjeu qu’elle n’avait pas lors de sa modeste mais subile prestations dans le Silence des Agneaux (à croire que bouffer à Buffalo Grill rend prétentieux). Quelques années après, pour notre plus grand plaisir, la grande Jodie Foster nous remet ça dans Flight Plan. Elle y incarne le rôle d’une femme intelligente, riche et farouche. Elle a en effet dessiné les plans de l’avion dans lequel elle vole, mis son mari en boîte et décidé de rapatrier son corps afin de l’enterrer prés de ses parents. Bref, elle incarne durant quelques minutes une femme sûre d’elle, gardant la tête sur les épaules même la life ne lui sourit pas. Lors de la disparition de sa fille, son caractère s’inverse : c’est la situation qui veut ça. Hélas, elle ne convainc personne avec ses coups de sang à répétition, son brassage dans le vide et son vieux suspense à deux balles quand elle cherche sa fille (notamment sous les sièges des autres passagers). Dans la dernière partie, lorsqu’elle est au courant du complot, elle récupère le rôle de justicière incomprise du monde entier. En effet, accusée d’avoir inventé sa fille pour détourner une somme d’argent colossale de plusieurs millions de dollars, elle affrontera seule dans un face à face éprouvant les deux investigateurs du complot à coup d’extincteurs et de parois en aluminium anti-explosion de bombes. Bref, enchaînant trop rapidement des rôles diamétralement opposés, Jodie Foster nous sort un surjeu pathétique frôlant le ridicule et, paradoxalement, on en redemande.
"Jodie dans sa période jecherchemafille" (Remarquez l'arabe en premier plan, c'est important pour la suite).
Comment un film au scénario probablement réalisé lors d’une grosse beuverie des familles peut-il se laisser regarder ? Et bien, grâce au 11 septembre 2001 ! Depuis ce fameux jour, pain béni des réalisateurs américains, tout film parlant du terrorisme, des avions ou des arabes a son allusion au 11.09.01. Ces allusions, récurrentes dans le film, sont magnifiques et absolument pas téléphonés. En effet, le premier homme accusé par Kyle Pratt d’avoir kidnappé sa fille est un arabe qui, scandalisé de ce délit de faciès, tient un discours larmoyant sur le 11 septembre et la difficulté à être arabe, américain et dans un avion. Pourtant, durant tout le film, cet homme aura l’attitude du parfait coupable si bien qu’on est face au vrai-faux méchant du cinéma s’opposant naturellement dans son caractère et sa couleur au faux-vrai gentil du film blanc, ex-policier et qui n’a pas de problème pour prendre l’avion. Tandis que le premier se montrera hostile à cette jeune femme blanche saoulant tout le monde avec sa fille imaginaire, le deuxième fera mine de l’accompagner dans sa démarche alors que c’est lui-même qui l’a installé sur un dôme en aluminium au fon de la soute sur lequel est fixé un pan de C4 amorcé grâce au demi-minuteur dissimulé dans sa chaussure et dans le cercueil du corps de Kyle Pratt (vous suivez ?). A côté de ça, rajoutez un pilote d'avion compréhensif au comportement aussi suspect que l'arabe (qui en fait est également un vrai-faux méchant), une hôtesse de l'air beaucoup moins farouche que Jodie Foster (qui en fait est une complice du faux-vrai gentil) et un tas de passagers X ou Y désireux de se poser et de calmer l'autre folle qui court partout.
Voici un schéma explicatif:
1°) Jodie Foster court dans l'avion à la recherche de sa fille.
2°) L'ex-flic essaie de le calmer.
3°) L'arabe est en colère.
4°) Le pilote pilote.
5°) L'hôtesse hôte.
6°) La fille de Jodie dort sur le dôme en aluminium.
7°)Le corps du mari de Jodie est dans le cercueil.
8°) Les croix rouges représentent les demi-minuteurs.
Bref, après une longue partie redondante durant prés des deux tiers du film, Jodie Foster se retrouve confrontée à la réalité : sa fille existe bel et bien et elle est au cœur d’un complot. Ce qui est drôle, c’est que pour vérifier les dires de Kyle, le pilote de l’avion a appelé la morgue de Berlin qui lui a certifié que sa fille n’existait pas… D’incohérences en incohérence, le pire se produit dans les dernières minutes : on apprend que l’ex-flic a tué le mari de Jodie… Après un haletant face à face vengeur, Jodie et sa fille se réfugient sous le dôme en alu et là, boum, le pan de C4 explose : le méchant crame, elles non et, révélation finale, l’employé de la morgue de Berlin a été arrêté pour avoir menti. Au final, à la fin de ce film, on hésite entre les larmes, l’effroi ou la joie immense d’être devant ce film grandiose et magistralement bien mené. Le complot merdique relève encore plusieurs zones d’ombre et le film laisse un goût amer. Comment est-ce possible qu’aucun passager n’ait vu cette fille ? Comment l’ex-flic a-t-il pu endormir et voler la fille sous les yeux de tous ? Pourquoi le dôme en aluminium est anti-C4 ? Pourquoi avoir monté un tel complot pour quelques millions de dollars ? Et enfin, cette question qui m’importe le plus : quand est-ce que Jodie Foster va resurjouer dans un film ?
"Heureusement que l'extincteur était là pour désarmer le méchant!"










